Disparition des insectes

Arte
Une catastrophe silencieuse
06/12/18 ~ 09:25 - 10:20

Des recherches publiées en 2017 ont confirmé les craintes des scientifiques : au cours des trois dernières décennies, les trois quarts de la population mondiale d'insectes ont disparu, et certaines espèces sont désormais éteintes. L'activité humaine est sans doute responsable de cette hécatombe silencieuse, qui menace de perturber gravement l'équilibre naturel de la planète. L'agriculture moderne, qui utilise massivement pesticides et engrais chimiques, ainsi que l'artificialisation excessive des sols mettent en péril la survie de la classe d'invertébrés la plus représentée sur la planète. Si les conséquences dramatiques de la disparition des abeilles pour la pollinisation ont été très médiatisées, ce problème est loin d'être le seul à inquiéter les spécialistes. Critique : En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson publiait Printemps silencieux, un livre fondateur qui mettait (déjà !) en lumière le phénomène de raréfaction des oiseaux. Une autre catastrophe silencieuse et invisible pourrait bien mettre en péril le cycle éternel de la vie : le déclin massif des insectes. Le coupable ? L’homme, ce multirécidiviste. Ces trente dernières années, les trois quarts des insectes ont en effet disparu ! Or, sans cette espèce animale, la plus diversifiée sur Terre et l’un des premiers maillons de la chaîne alimentaire, des écosystèmes entiers s’effondreraient. S’attachant à déterminer de manière irréfutable les causes de cette extinction (pesticides, monoculture intensive ou pollution lumineuse) en s’appuyant sur une large variété de recherches scientifiques, ce solide doc fait jouer le rôle de lanceurs d’alerte à d’éminents lépidoptéristes ou biologistes. Pour ralentir ou, mieux, stopper l’hécatombe, il faut d’abord changer de regard, affirment-ils, arrêter de considérer les insectes comme des nuisibles, insignifiants. A cet égard, les images microscopiques fascinantes de papillons diurnes, abeilles sauvages ou mellifères et fourmis rousses des bois exposent au plus près le travail irremplaçable de ces « chevilles ouvrières de nos écosystèmes ».
 
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