Dead Zone

Arte
20/11/20 ~ 00:40 - 02:20

Un grave accident de voiture plonge Johnny Smith dans le coma pour cinq ans. A son réveil, il a acquis un spectaculaire don de voyance... Christopher Walken + un vrai malaise + un suspense redoutable + la Cronenberg touch = la meilleure adaptation de Stephen King. - Critique : Un grave accident de voiture plonge Johnny Smith dans le coma pour cinq ans. À son réveil, il a acquis un spectaculaire don de voyance… Presque tous les romans de Stephen King, pape de la littérature d’épouvante, connaissent le même destin : ils se transforment en films, plus ou moins sanguinolents, plus ou moins réussis. Avec Dead Zone, le malaise prend corps, le suspense monte d’un cran : images glaciales, interprétation blême — Christopher Walken est parfait, comme toujours. Cette adaptation est mieux que fidèle : David Cronenberg ­déborde le cadre du récit et l’enrichit. Il s’impose une partition classique du cinéma fantastique (le don de double vue) et improvise peu à peu du côté de la politique-fiction et de la réflexion ­artistique. Comme dans Scanners, et plus tard dans La Mouche, le cinéaste s’appuie sur le paranormal pour développer des thèmes personnels : interpénétration cruelle de l’esprit et du corps, isolement de l’artiste, celui qui crée, « voit » et vit douloureusement sa différence.
 
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