Ciel d'octobre

Arte
17/01/19 ~ 13:35 - 15:35

Virage à 180 degrés pour l'auteur de Chérie, j'ai rétréci les gosses : une chronique avec quelques jolis moments... Et une galerie de portraits qui sent la naphtaline : père borné, charmante prof de physique qui se bat pour ses élèves, copain binoclard... Gentillet. Critique : Un jour d'octobre 1957, dans une petite ville minière de Virginie, les habitants scrutent le ciel pour voir passer le spoutnik mis sur orbite par les Russes. Homer, le fils du directeur de la mine, sent aussitôt naître sa vocation : il participera à la conquête de l'espace. Avec trois copains, il bricole une petite fusée. C'est une histoire vraie : le jeune homme en question deviendra même ingénieur à la Nasa. Changeant complètement de ton, l'auteur de Chérie, j'ai rétréci les gosses en a tiré une chronique roborative exaltant l'amitié et la ténacité. Mais il a eu la main lourde sur les bons sentiments. Le meilleur du film, ce sont les réunions des gamins à l'écart de la ville, pour leurs premiers lancers, plus ou moins foireux. La galerie de portraits, elle, sent le recyclé : le père borné qui somme son fils de choisir un métier sérieux, le sien ; la prof de physique enthousiaste qui se bat pour ses élèves (Laura Dern, crispante), le copain binoclard... Tout pour faire de ce film un « objet gentil », comme dirait Besson, un peu fade. Reste la bande-son, pour les nostalgiques des sixties. Bernard Génin
 
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