Castle Rock

Canal+
Le secret de Shawshank
23/10/18 ~ 13:35 - 14:30

Saison : 1 - Episode : 1 - En 1991, le shérif Alan Pangborn enquête sur la disparition de Henry Deaver, une jeune garçon dont on a perdu la trace depuis onze jours maintenant. Il mène ses recherches près d'un lac gelé et voit soudainement apparaître Henry au milieu de l'eau. En 2018, Dale Lacy prépare le petit-déjeuner de sa femme aveugle, Martha. C'est son dernier jour en tant que gardien à la prison de Shawshank, qu'il vient de quitter pour entrer dans une société privée. Au lieu de se rendre à son travail, il rejoint le lac où Henry a été découvert, et se suicide. Theresa Porter, sa remplaçante, découvre dans le bloc F de la prison un détenu maintenu au secret. Il n'accepte de dire qu'une seule chose : «Henry Matthew Deaver». Il s'agit du nom d'un avocat... Critique : Les avis sont partagés Pour Le nom de cette lugubre bourgade du Maine vous dit quelque chose ? Normal. De Cujo à Bazaar, entre autres, Castle Rock est sur la carte imaginaire de l’écrivain Stephen King. Il « prête » ici les lieux à cette série fantastique truffée de clins d’œil à son univers, des plus évidents (Sissy Spacek, l’ex-Carrie de Brian De Palma) aux plus discrets (un nom, un dialogue, une coupure de journal). Hommage au maître de l’épouvante, mais pas seulement : cette version de la ville cache un mystère original, et on se laisse vite fasciner par son rythme lancinant, ses personnages ambigus. Qui est « le Kid », cet étrange jeune homme (Bill Skarsgård, hypnotique) séquestré au fond de la prison de Shawshank (oui, celle des Evadés) ? Et pourquoi réclame-t-il l’avocat Henry Deaver (André Holland, révélé par Moonlight), ex-enfant du pays traumatisé par un ancien drame ? De l’écrit à l’écran, Castle Rock a gardé toute sa puissance maléfique, et une deuxième saison est déjà prévue. — Cécile Mury Contre Castle Rock est une belle coquille, mais une coquille vide. Avec son ambiance soignée et ses acteurs irréprochables, la série nous laisse espérer, le temps d’une poignée d’épisodes, une œuvre digne d’un bon roman de Stephen King. Alors on attend patiemment, intrigué, que son histoire décolle. Mais rien, ou pas grand-chose, ne se passe dans ce thriller en errance, qui s’étire inutilement, incapable de décider où il veut aller et ce qu’il veut dire. Pour nous maintenir éveillé, ses scénaristes multiplient les coups de théâtre, les jolies références et les pirouettes fantastico-mystiques. Mais ils oublient l’essentiel : des personnages intéressants et un récit clair. Quand enfin surgit un peu d’émotion — au septième épisode ! —, il est trop tard. On se moque royalement de comment finiront Henry et le Kid. — Pierre Langlais
 
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