Battle of the Sexes

Canal+
23/11/18 ~ 23:35 - 01:10

A 55 ans, Bobby Riggs fut un grand joueur de tennis avant que son addiction aux jeux d'argent vienne bouleverser sa vie. Le président de l'association de tennis lance alors l'idée d'un tournoi où la gagnante remporterait seulement 1,500 dollars et le vainqueur, 12 000 dollars. En riposte, la féministe Gladys Heldman monte sa propre compétition à laquelle veut participer la championne Billie Jean King. Cette dernière, mariée, tombe amoureuse de sa coiffeuse, Marilyn Barnett : cette relation pourrait ruiner sa carrière et décourager les sponsors susceptibles de financer le tournoi de son amie. King accepte alors de jouer contre Bobby Riggs, qui croit qu'il peut battre la numéro 1 mondiale... Critique : Le 20 septembre 1973, le champion de tennis retraité Bobby Riggs, 55 ans, défie sur le court Billie Jean King, 29 ans, alors ­numéro 2 mondiale. Objectif du vieux macho : prouver ainsi que les hommes, parce qu’ils sont, raquette à la main, plus forts que les femmes, méritent d’être rémunérés huit fois plus, comme il en allait alors dans les tournois… Ce « simple mixte », vendu par les médias sous l’intitulé grandiloquent de « la bataille des sexes », ressembla davantage à un numéro de cirque qu’à du sport. Mais, filmé avec élégance par les réalisateurs de Little Miss Sunshine, le récit de ses préparatifs devient un formidable argument de comédie, à la fois euphorisante et profonde, sur l’émancipation féminine. Au-delà du fameux match, reconstitué de manière bluffante dans la dernière demi-heure du film, Valerie Faris et Jonathan Dayton racontent une double libération. Celle, collective, des joueuses de tennis professionnelles qui s’affranchissent de la domination masculine en créant leurs propres compétitions. Et celle, intime, de leur chef de file, Billie Jean King, qui découvre au même moment son homosexualité. Emma Stone transforme la championne en héroïne de comédie romantique des années 1930, mi-Katharine Hepburn pour ses reparties pétillantes, mi-Jean Arthur pour son côté fleur bleue. Steve Carell, lui, multiplie les volées burlesques — il est irrésistible en bouffon des courts resté un enfant dans l’âme. Bref, comme on dit sur les courts, service gagnant !
 
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