Ad Astra

Canal+
04/08/20 ~ 21:46 - 23:45

Roy McBride a choisi de marcher dans les pas de Clifford, son père en devenant astronaute à son tour. Celui-ci a disparu lors d'une mission dans l'espace. Tout le monde le croit mort. Jusqu'au jour où cette certitude est remise en cause. Roy est chargé de retrouver son père qui aurait pris une voie dangereuse pour la survie de l'Humanité. En effet, Clifford ferait des choses terribles sur Neptune. Roy doit entrer en contact avec lui et s'engage dans un voyage périlleux, physiquement et émotionnellement, aux confins de la galaxie... - Critique : Dans un avenir proche, Roy (Brad Pitt), astronaute d’élite, a pour mission de trouver une solution aux multiples explosions qui menacent la planète et seraient dues à des rayons cosmiques émanant de Neptune. Précisément la planète où son père, lui aussi astronaute, fut porté disparu seize ans auparavant… Ad astra est un voyage intérieur autant qu’interstellaire. En voix off, on peut entendre les pensées de Roy, homme peu fait pour le monde ordinaire, fuyant les autres. Un héros qui semble inébranlable, physiquement et mentalement, mais qui s’interroge lui-même sur son détachement et sur son père, vénéré et maudit à la fois. Cette part d’introspection distingue le film, où la méditation l’emporte sur les scènes d’action, peu nombreuses — mais terrifiantes. C’est après la Lune, en allant vers Mars puis vers Neptune, que les obstacles se dressent, humains ou non. Le dessein de l’astronaute a changé, entre-temps. Il a appris que son père est sans doute vivant et qu’il représente un danger possible. À la fois obéissant et méfiant, soutenu et traqué, Roy se retrouve de plus en plus isolé dans sa quête. Par son refus du spectaculaire, par sa réflexion trop explicite sur le legs paternel, le film prend le risque de décevoir. Mais l’odyssée est visuellement inspirée et servie par un Brad Pitt fascinant. Il y a une singularité poétique dans cette manière de représenter le long chemin menant de la fusion à la séparation.