Abyss (version longue)

Arte
25/11/18 ~ 20:50 - 23:40

La passion de James Cameron pour l'eau ne date pas de Titanic : ce voyage sous-marin, merveille de sensibilité et d'intelligence, nous entraîne, entre la vie et la mort, dans un ailleurs inconnu. Critique : Un sous-marin nucléaire disparaît dans les grands fonds. L’armée américaine ­dépêche le personnel d’une plate-forme de forage sous-marin et des spécialistes. Mais un étrange phénomène se produit… La passion de James Cameron pour l’eau ne date pas de Titanic. Qu’on en juge avec ce voyage sous-marin, pure merveille de sensibilité et d’intelligence, qui nous entraîne très loin, entre la vie et la mort, dans un ailleurs inconnu. Un monde extrême, où une lu­mière cris­talline louvoie dans les ténèbres, où l’air et l’eau se confondent dans un mouvement de tourbillon spatio-temporel. La grâce fluide du film tient à son regard physiologique : Cameron nous place ­toujours au cœur de l’action en filmant le corps dans tous ses états. Par son souci du détail, par sa confiance dans la ­durée, il captive. Par son imagination paradoxale (« Si je me noie, on est sauvés »), il surprend. La scène du retour in extremis à la vie est inoubliable. Cinéaste du passage transgressif et de la croyance obstinée, Cameron redonne au cinéma d’aventures ses lettres de ­noblesse.