2, 1m39

NRJ 12
23:10 - 01:05

Pas facile de se mettre à hauteur d'enfant. Richard Berry y parvient avec quelques maladresses mais un cœur gros comme ça. Les aventures de son César, avec parents, copain et petite fiancée font le même effet simple et doux qu'un lâcher de ballons à la kermesse. Critique : | Genre : enfantin. Qui sait ce qu’il y a dans la tête d’un enfant de 10 ans et demi ? Quelqu’un pour lever le doigt ? Oui, Richard Berry, 52 ans 1/2… à l’époque, qui veut bien aller au tableau et filmer d’en bas ces adultes pas faciles à comprendre, mais aisés à singer. Il « est » César, réflexions déjà mûres, adoucies d’éclairs de naïveté chocolatée. Il lui trouve un pote à envier et une petite sirène branchée à aimer — la gracieuse Sarah, ni peste ni vulgaire. Richard Berry fait aussi des bêtises, comme cette fugue à Londres de son inconscient trio. Mais, à travers César, le cinéaste peut se permettre toutes les libertés de cour de récré, comme d’imaginer que si un père fait sa valise, c’est forcément pour aller en prison. Berry revendique le droit enfantin de trouver beau un lâcher de ballons ou deux mains de gamins enlacées. Son film ressemble à un enfant récitant un poème de Maurice Carême : maladroit mais charmant.
 
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