Dallas Buyers Club, diffusion du 06/06/18

Arte
06/06/18 ~ 20:50 - 22:45

En 1985, un ouvrier homophobe de Dallas se découvre atteint du sida. Il va lutter contre la médecine officielle. Une histoire vraie retracée de façon classique côté réalisation, mais stupéfiante côté interprétation. Critique : | Genre : combat pour la vie. Si l’histoire n’était pas vraie, elle semblerait artificielle. En 1985, Ron Woodroof, homophobe tapageur, découvre qu’il est malade du sida. On lui donne trente jours à vivre. Ce Texan anonyme, électricien à Dallas, incarne à lui seul le tournant d’une époque. D’abord, les préjugés sur une maladie nouvelle, alors taboue, puis, bientôt, la mobilisation, la recherche de traitements : pour sauver sa peau, Ron Wood­roof devient un spécialiste du sida et rend accessibles des médicaments alternatifs, non autorisés mais efficaces, à travers le système d’achat coopératif des « buyers clubs ». Pour raconter cet incroyable parcours, Jean-Marc Vallée (l’auteur canadien de C.R.A.Z.Y., aux commandes de son premier film américain) mise tout sur son acteur principal, Matthew McConaughey. Qui, lui, mise tout sur l’hyperréalisme : amaigri, enlaidi, le visage osseux, sa transformation physique va dans le sens du jusqu’au-boutisme de son personnage, passionnément beauf et tête de lard, puis, dans son combat pour la vie, passionnément humaniste et même champion de la tolérance. La performance de McConaughey a été récompensée par un oscar. L’implication du réalisateur est moins décisive. Jean-Marc Vallée ne creuse pas le mystère de l’homme qu’il met en scène. Il le regarde simplement avec admiration. Premier spectateur du personnage et de l’acteur. Ebahi, forcément.