Bleeder, diffusion du 03/04/19

Arte
03/04/19 ~ 23:20 - 00:55

Après les dealers de Pusher, Refn reprend les mêmes acteurs pour son deuxième film, dont tous les personnages, patibulaires, gravitent autour d’un vidéo-club de la banlieue de Copenhague. Punk danois, ultraviolence, fondus au rouge : les fans vont être servis. Critique : Bien avant le succès mondial de Drive, Nicolas Winding Refn était déjà prophète en son pays, le Danemark, avec ses histoires ultra violentes de gangsters à la petite semaine. Après les dealers de son premier film, le mythique Pusher, il reprend les mêmes acteurs pour le deuxième, Bleeder, version dégénérée et sanglante du Clerks de Kevin Smith. Tous les personnages masculins gravitent autour d’un vidéoclub, passant leur vie à regarder des films de bourrins. En Lenny, le plus obsessionnel de la bande, on reconnaît le cinéaste, dont la vie sociale n’a commencé qu’avec la célébrité. Mais le héros, c’est Leo, un type brutal qui le devient encore plus quand sa copine lui annonce qu’elle va garder le bébé dont elle est enceinte. Refn portant sur ses congénères un regard plutôt sombre, tout finira dans un bain de sang (contaminé) avec, déjà, ce goût pour les fondus au rouge, le punk danois joué très fort et les embardées bizarroïdes de caméra…